4 avril 2025 – Une tragédie arrivait dans notre famille. Mon mari était hospitalisé aux Grands Brûlés, à la suite d’une explosion de propane sur un chantier de construction.
Notre vie venait de basculer, ne sachant pas ce que l’avenir nous réserverait, ayant pour seule certitude que nous n’étions pas seuls dans cette épreuve. Je ne pourrais passer sous silence le fait que nous croyons que Dieu était à nos côtés, mais aussi que notre « grande famille » de L’École L’Eau-Vive y était.
Nos deux grandes filles, l’une en 6e année et l’autre en 4e secondaire à L’École L’Eau-Vive, expérimentaient au quotidien le soutien de tous : de l’équipe enseignante et du personnel de soutien, de la direction, et même des bénévoles, des élèves et de leurs familles. Nous étions entourés comme jamais nous ne l’avons été. L’école était même le lieu où transitaient des repas préparés par des familles, qui nous étaient livrés directement à l’hôpital afin que je puisse me concentrer sur les enfants et les nombreux aléas de santé de mon mari. Une amie et employée de l’école avait eu l’autorisation de travailler à distance depuis l’hôpital, dans le salon des familles, juste au cas où j’aurais besoin de soutien, ce qui finissait par arriver lorsque les nouvelles n’étaient pas bonnes ou que la fatigue prenait le dessus. Dans notre grande famille, un horaire de visites, un de repas et un groupe de nouvelles a aussi été mis en place. Un GoFundMe a été partagé et en quatre jours, 40 000 $ avaient été amassés!
Nous n’avions pas réalisé l’importance de ce don tant que nous n’étions pas sortis de l’hôpital. Nous devions prendre des décisions financières que nous n’aurions pas pu nous permettre sans ce don.
C’était plus que précieux de savoir que nos filles étaient aussi bien entourées. Lorsque je les laissais partir pour l’école, avec la seule bonne nouvelle — non négligeable, mais quand même insécurisante — que leur père était vivant, mais dans le coma… ( étendu sur 13 jours, en plus des chirurgies et des greffes par la suite… )
L’aspect familial de cette école n’est pas un concept : c’est une expérience vécue. Chaque matin, la classe prenait le temps de prier pour nous et pour le défi que représentait la santé de leur père. Je me rappelle que nos filles avaient, tous les matins, un lunch spécifique à leurs intolérances alimentaires que la directrice leur cuisinait tout au long de l’hospitalisation… imaginez-vous cela !?
Avoir reçu autant d’amour et de soutien nous a réellement permis de tenir bon et même de reprendre une vie partiellement « normale » une fois de retour à la maison.
Pour tout vous dire, avec le recul, les larmes montent en moi tellement je suis reconnaissante d’avoir eu l’école, qui a fait une différence majeure pour notre famille.
Jamais nous ne pourrons réussir à exprimer toute notre gratitude.
La famille Côté