Crime sur le titanic 02Écrire un livre, c’est toute une aventure! Au début de mon quatrième secondaire, donc environ en septembre 2014, Daniel Moreau, enseignant de français, est venu me voir. J’ai commencé cette épopée avec deux amis qui me sont très chers, Amy Bergeron et Joshua Freake. Il est venu nous proposé l’idée folle d’écrire un roman. Roman qui serait assurément publié. Amoureuse des mots et de la littérature, j’ai évidemment tout de suite sauté sur l’occasion. Ça n’arrive pas tous les jours, qu’on a l’opportunité d’écrire un livre! Presque tout de suite, le Titanic s’est montré une évidence pour nous quatre. Nous avons donc commencé à nous voir chaque semaine pour discuter des personnages, des péripéties et des grandes lignes du roman. Faire naitre les personnages aura pour moi été l’étape à la fois la plus intrigante, et la plus enrichissante. James, Alexa et Joël existent presque réellement dans mon esprit et je m’amusais à leur inventer des vies inconnues de tous…

Le projet a été mis sur la glace durant l’été mais je ne cessais de penser au sentiment que ça ferait, de tenir mon livre dans mes mains. J’ai eu la chance de pouvoir continuer ce périple, mais seule cette fois-ci. Pendant plusieurs mois, je travaillais avec acharnement sur la première version de ce qui serait Crime sur le Titanic. Au début de mars 2016, j’ai enfin remis mon premier brouillon. Ce que j’ignorais, c’est que ce n’était que la pointe de l’iceberg. Celui qui a travaillé d’arrache-pied durant les mois qui ont suivi, c’est surtout mon professeur! Les corrections, les réécritures, la mise en page. Je crois avoir réécris trois fois certains chapitres, au minimum. Je me rappelle la journée où j’ai reçu, version papier, le dernier manuscrit. J’étais dans l’auditorium et je préparais le spectacle de printemps. J’ai vu Monsieur Moreau s’approcher, une brique dans les mains… C’était mon roman. Mon plus grand projet! Enfin, toute cette histoire semblait vraiment prendre forme. Ensuite, tout a découlé très vite. Les petits détails, la biographie, les remerciements, les titres de chapitres. Un mois avant la parution de Crime sur le Titanic, tout était prêt, je n’avais plus rien à faire. Seulement attendre. Le plus dur, probablement. Et puis, enfin, le 2 juin, la date tant attendue… Je ne vous raconte pas le stress ni l’appréhension. En voyant la photo de la couverture du livre, ma première pensée était de me réjouir à quel point il était beau. J’avais tellement peur d’être déçue et pourtant, il me semblait parfait. Mon plus grand projet, mon plus bel accomplissement dévoilé à ceux que j’aimais le plus.

Ce projet fou, qui aura duré environ deux ans, était enfin arrivé à terme. Le tenir dans mes mains, le dédicacer, voir les yeux luisants de mes parents, voir le sourire de ma grande sœur, tous ces efforts en ont finalement valu la peine. Tout au long du processus, je ne réalisais pas ce que je bâtissais. Et puis ça m’a frappé d’un coup, j’étais une auteure! Je ne serai jamais assez reconnaissante envers Monsieur Moreau, à qui je dois tellement. Je ne pourrai jamais exprimer ma gratitude envers cet homme qui m’a fait réaliser mon rêve le plus fou, le plus chéri. Je sais que sans mon Dieu nous n’aurions pu publier cet ouvrage et c’est pour sa gloire que nous l’avons fait. Sans Lui et sans lui, James, Alexa et Joël n’auraient jamais pu vivre ailleurs que dans ma tête.

Marjorie – xx